Français

Feuille d’Information dans Le Musée de l’ancienne Salle d’Opération et de l’Herboristerie

Le Musée de l’ancienne Salle d’Opération et l’Herboristerie est le lieu historique le plus curieux de Londres

Caché dans le grenier de l’église Saint-Thomas, dans le quartier de Southwark, il se situe à l’emplacement d’origine de l’Hôpital Saint-Thomas. Il se compose de :

La plus ancienne salle d’opération du pays et même d’Europe (1822), utilisée avant la découverte des antiseptiques et de l’anesthésie en chirurgie.

’Herboristerie utilisée par l’apothicaire de l’Hôpital pour stocker et sécher les herbes servant à la préparation des médicaments.

Une collection complète d’objets médicaux datant de l’époque préscientifique : instruments qui servaient à pratiquer les saignées, les trépanations et les accouchements.

Une rétrospective de l’histoire de l’ Hôpital Saint-Thomas, de l’Hôpital Guy et de l’Hôpital pour enfants d’Evelina, une évocation de Florence Nightingale et de la profession d’infirmière, de la chirurgie, de la préparation et du stockage des herbes médicinales.

L’ancien Hôpital Saint-Thomas

A l’origine, l’hôpital fut fondé en 1106, il faisait alors partie du prieuré de Saint Mary Overie. Il fut reconstruit ailleurs en 1212.

Une communauté religieuse mixte de moines Augustins et nonnes Augustines accueillaient et soignaient les pauvres, les malades et les sans-abris de Londres. L’ancien hôpital Saint Thomas fut ainsi nommé en souvenir du saint préféré de Londres : Thomas Becket. Au quinzième siècle, Richard (Dick) Whittington fit don d’une salle destinée aux mères célibataires. Le monastère fut dissous pendant la Réforme. Cependant, il fut ré ouvert en 1551 et dédié à Saint Thomas apôtre car la canonisation de Becket avait été annulée par Henry VIII. A la fin du dix-septième siècle, l’hôpital et l’église furent reconstruits par Thomas Cartwright, maître maçon de Christopher Wren.

L’Herboristerie

Le grenier de l’église Saint Thomas fut intentionnellement réaménagé en herboristerie en 1703. Pendant plus d’un siècle, les herbes médicinales séchées furent transformées par l’apothicaire en préparations, pilules et cataplasmes qui étaient donnés aux patients et aux malades en consultations externes de l’ancien hôpital Saint Thomas. En 1822, on perça cinq fenêtres dans le grenier pour le transformer en salle de convalescence de la nouvelle salle d’opération.

Avant cela, l’opération et le réveil se faisaient dans la même salle.

Les Patients

Les patients étaient des pauvres qui ne pouvaient pas payer les dépenses de soins. En général, les patients riches se faisaient soigner à domicile plutôt qu’à l’hôpital. On accédait à la salle d’opération par une porte située à l’endroit où se trouve le tableau noir. La porte donnait sur la salle Dorcas. Les patients de cette salle d’opération étaient exclusivement des femmes. Les hommes avaient leur propre salle d’opération (détruite de nos jours).

Les Opérations

Jusqu’en 1846, les chirurgiens n’utilisaient pas d’anesthésiques mais des techniques rapides et des préparations mentales (telle la prière et les yeux bandés !) pour faire une amputation en moins d’une minute ! A partir de 1846, on utilisa de plus en plus l’éther et le chloroforme. La salle d’opération fut fermée avant l’utilisation des antiseptiques introduits par Sir Joseph Lister en 1865. Les opérations chirurgicales les plus courantes furent l’amputation, la lithotomie (enlèvement des calculs rénaux) et la trépanation.

La chirurgie abdominale interne était beaucoup trop risquée avant l’utilisation des antiseptiques.

L’ancienne Salle d’Opération, 1822

Saint Thomas était un hôpital de charité pour les patients pauvres afin qu’ils puissent bénéficier des meilleurs chirurgiens de la nation, des services qu’ils n’auraient jamais pu se permettre autrement.

Le manque de connaissance des causes d’infection augmentait le risque de mortalité pendant l’opération. Bien que la propreté fusse une vertu morale, d’après les récits, il est probable qu’un chirurgien se lavait les mains après et non avant une opération !

Sous la table, se trouvait une boîte remplie de sciure pour y recueillir le sang. Le choc opératoire, l’infection augmentaient le taux de mortalité. De plus, malgré le fait que les patients puissent bénéficier des meilleurs chirurgiens du pays, comme de nombreuses opérations avaient lieu en dernier recours, ils étaient très affaiblis, les chances de survie étaient minimes.

Les étudiants en médecine de l’Hôpital

John Flint South, chirurgien à l’hôpital Saint Thomas écrivit une description des étudiants entassés sur les gradins de la salle d’opération pour assister à une intervention chirurgicale :

« Les deux premiers rangs … étaient occupés par les externes…et derrière, se trouvaient les étudiants serrés comme des sardines en boîte mais pas aussi calmes, car ceux qui étaient derrière eux les poussaient continuellement et ils luttaient pour les repousser. Il y avait aussi des demandes incessantes de baisser les têtes qui gênaient pour voir le déroulement de l’opération ! Ils sortaient souvent épuisés de la séance.»

Florence Nightingale et le déménagement à Lambeth de l’Hôpital

En 1859, Florence Nightingale décida de créer son école d’infirmières en liaison avec Saint Thomas. Sur son conseil, Saint Thomas décida de vendre son terrain à la compagnie ferroviaire de Charing Cross et déménagea à l’emplacement actuel dans le quartier de Lambeth en 1863.

Le grenier de l’église fut donc fermé et oublié pendant près de 100 ans. Il ne fut redécouvert qu’en 1956.

La Collection du Musée

L’infrastructure unique de ce Musée offre au visiteur une rétrospective de l’histoire de la Médecine à travers les sens de la vue et de l’odorat.

La collection de l’Herboristerie datant de 1703 comprend :

Des instruments datant du XIXème siècle pour pratiquer la chirurgie, les saignées, les trépanations et les accouchements (scalpels chirurgicaux, scies, bocaux à sangsues).

Un appareil d’anesthésie du XIXème siècle.

Une table d’opération en bois (années 1830)

Un squelette et des spécimens comportant une pathologie conservés en bocaux.

La panoplie de l’infirmière au XIXème siècle.

L’Histoire de l’Hôpital pour enfants d’Evelina et des objets provenant de l’hôpital.

Les équipements pharmaceutiques, les accessoires de l’apothicaire : pots, pilules et machines à fabriquer les cachets, pilons et mortiers.

 

Le Musée de l’Ancienne Salle d’Opération et de l’Herboristerie

9a St Thomas’ Street, London SE1 9 RY

Ouvert tous les jours de 10H 30 à 17H 00

Entrée payante.

Téléphone : 0207 1882679 Fax 0207 378 8383 pour obtenir des renseignements sur les événements exceptionnels, les réservations de groupes, et visites dans un cadre éducatif.

Visitez notre site : www.oldoperatingtheatre.com

Courrier électronique: info@oldoperatingtheatre.com